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Où les fleurs déjà fanées, courbant leurs tiges aux tourments
N’ont plus hélas, de parfum, et les arbres au vent tournant
Ont les racines brûlées jusque dans leurs âmes en pleur.
L’eau trouble dans le jardin, serpentant dans l’illusion
Que ses beaux éclats d’argent dans la nuit scintilleront
Contre le mur de l’ennui, déverse des sanglots longs,
Aux traînées rougeoyantes, mourantes dans les bas fonds.
Il y fait chaud et l’on sue tous les maux de nos anciens
Enchainés à nos regrets de ne pas avoir brisé
Les chaînes de nos tourments et les cris sans lendemain.
De notre puissant destin, nous sommes les prisonniers.
C’était un jardin d’amour, jardin de la liberté
Où nous avons dessiné des rêves d’enfants heureux
C’était avant que folie, ambitions et intérêts
Ne salissent nos esprits de pauvres enfants peureux.
C’était le jardin de la liberté…
© nanou 2008
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