Les feuilles ne se dérouleront plus au printemps
Et le froissement des ailes des insectes agonisant
Ne se perdra plus dans les lambeaux de brume
Des bois de tes forêts tropicales. Quelle infortune !
La sève des arbres ne diffusera plus de souvenirs
Et le bois ne frémira plus sous le vent. Entends gémir
L’eau des ruisseaux ensanglantée de nos ancêtres,
Notre Terre Mère est profanée par tous ces traîtres
Pilleurs de terres sacrées,
Détrousseurs de forêts,
L’esprit de la terre te hait
Terre, Ô ma Terre, L’homme blanc arrache tes arbres
Souille tes rivières pour faire de toi une ombre macabre
Dont les racines sont anéanties dans leur chair
Et la roche moribonde blessée dans sa matière
Terre, Ô ma Terre, qu’est-il devenu de nos frères,
Le murmure de l’eau tait la voix du père de notre père
Et des vents aux accents funèbres gémissent au loin
Dans un grondement assourdissant et assassin.
Pilleurs de terres sacrées,
Détrousseurs de forêts,
L’esprit de la terre te hait
Terre, Ô ma Terre, que sont devenues tes vallées verdoyantes
Tu as été souillée par une marée de tromperie gluante
En quelques lunes et en quelques hivers tes rives boisées
Ont disparu sous les pas du pouvoir et de l’avidité.
Pilleurs de terres sacrées,
Détrousseurs de forêts,
L’esprit de la terre te hait.

Ce/tte création est mis/e à disposition sous un contrat Creative Commons.
Tous les textes de ce blog sont déposés et font l'objet d'un copyright
Derniers Commentaires